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Par Les Perreaux.
Le juge James Brunton n’a pris que 20 minutes avant de rejeter mardi l’entente conclue entre la Couronne et la défense sur un plaidoyer de culpabilité du meurtrier de l’actrice Denise Morelle, estimant qu’elle n’était pas assez sévère.
Les deux parties s’étaient entendues sur une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 14 ans, ce qui n’était pas suffisant pour le meurtrier Gaëtan Bissonnette, a tranché le juge de la Cour supérieure du Québec.
Le procureur de la Couronne et l’avocat de la défense devront ainsi se présenter de nouveau la semaine prochaine devant le juge afin de discuter d’une sentence plus sévère pour Bissonnette, qui a plaidé coupable à l’accusation de meurtre au second degré.
Le juge Brunton a qualifié les détails de cette histoire d’ »abominables ».
Denise Morelle, une comédienne célèbre pour son interprétation de Dame Plume dans la série La Ribouldingue, avait été battue, brûlée et agressée sexuellement avant d’être étranglée, le 17 juillet 1984.
La femme de 57 ans était à la recherche d’un appartement lorsqu’elle est tombée sur Bissonnette.
Bissonnette avait attaqué une seconde femme de façon similaire un mois plus tard, sans toutefois la tuer. Il a écopé d’une sentence de trois ans d’emprisonnement pour ce crime et a aussi été condamné une vingtaine d’autres fois, la plupart du temps pour vol.
Le juge a réclamé une plus longue période d’inaccessibilité à la liberté conditionnelle.
Le procureur de la Couronne, Jacques Dagenais, a cependant défendu l’entente précédemment conclue, affirmant qu’il aurait été difficile de tenir un procès pour une affaire vieille de 23 ans dans laquelle certains souvenirs sont plus ou moins intacts et certains éléments de preuve sont manquants.
Le plaidoyer de culpabilité de Bissonnette est maintenu. Le juge l’avait d’ailleurs prévenu que toute entente sur la sentence pourrait être rejetée.
Bissonnette recevra une sentence à perpétuité, mais le juge doit décider à quel moment il pourrait être admissible à une libération conditionnelle, soit après une période d’entre 10 et 25 ans de prison.
Des tests d’ADN avaient permis d’arrêter Bissonnette plus tôt cette année.


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