Le comédien et producteur David La Haye a largement recours aux sites sociaux comme Facebook et Twitter. Pour lui, c'est une façon d'entretenir ses contacts professionnels et de rejoindre le public. Showbizz.net a discuté avec ce passionné de nouvelles technologies.
Pour David La Haye, le but premier de ces sites, c'est le réseautage, a-t-il dit lorsque Showbizz.net l’a joint par téléphone à Los Angeles mercredi.
On peut ainsi tisser des liens, se faire des contacts professionnels et les entretenir, précise-t-il.
Ces outils lui furent notamment utiles lors de sa première visite en Californie «il y a 2 ou 3 ans». Il avait alors rencontré des gens avec qui il est resté en contact.
Même si Twitter et Facebook sont d'abord des outils professionnels pour David, il accepte également les demandes du public.
«J'accepte pas mal tout le monde. J'ai une liste d'attente de 800 personnes», dit-il à propos de sa page Facebook. Vendredi matin, il comptait 5 003 «amis» sur ce site.
«Je ne suis pas en manque d'amis», avoue-t-il, mais apprécie les avantages dont il peut retirer de tels sites.
Il peut informer les gens sur ses projets mais aussi recueillir les commentaires du public. Ainsi, son personnage de «Mirador» (Radio-Canada) a beau être détestable, plusieurs le trouvent tout de même franchement rigolo, a-t-il appris!
L'acteur et producteur y va également de ses états d'âme ou partage certaines vidéos qu'il trouve amusantes ou pertinentes, par exemple.
Le nouveau visage des médias
«Je suis fasciné par ce tournant. Certains blogueurs ont plus de followers que les médias traditionnels», dit-il. Certains ont d'ailleurs acquis une grande notoriété et le respect. C'est notamment le cas dans le domaine de la mode, fait-on remarquer à David.
Il y voit une démocratisation de l'information. «Les scoops ne sont plus l'exclusivité des journaux», dit-il en faisant référence aux décès du cinéaste Gilles Carle et de Lhasa de Sela, annoncés tout d'abord sur la Toile.
Le hic, c'est que grâce à Internet, tout le monde peut devenir une star sans nécessairement posséder de talent… Paris Hilton est un bon exemple!
Sur les blogues et sites de potins, on peut également faire dans le sensationnalisme et ne pas avoir la même crédibilité que les journalistes légitimes. Il est également possible de défier la loi en publiant des photos de personnalités (ou de simples quidams) prises à leur insu, ce qui est illégal au Québec.
Projets
David La Haye brasse plusieurs affaires. Le volubile acteur, qui partage son temps entre Montréal et Los Angeles, en a long à dire.
Sa boîte de production, Aviva Communications, planche actuellement sur un projet de film de fiction intitulé «The Beat, Surrender!», qui raconte l'histoire du mouvement punk dans les années 80, explique-t-il.
La société bosse aussi sur des documentaires portant sur Raôul Dugay et Pôl Pelletier. Elle est de plus active dans le monde de la publicité et du clip.
Elle s’affaire également à des projets de coproduction avec l'Asie, l'Europe (dont un avec les bonzes du film «8th Wonderland») et les États-Unis.
Au moment de notre conversation téléphonique, David était très content. La SODEC avait admis Aviva dans son secteur «régulier et pas juste indépendant», a-t-il indiqué. Voilà une bonne nouvelle pour la société!
En tant qu'acteur, notre homme incarnera George-Étienne Cartier dans un téléfilm portant sur le premier ministre canadien John A. Macdonald qui sera présenté à CBC.
Il est également dans l'attente pour reprendre le rôle de Luc Racine dans «Mirador 2». Le tournage de la deuxième saison de la série n'est pas encore confirmé. «Les échos sont toutefois positifs», confie le comédien.





















