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Critique

In Memoriam : Un jeu sordide qui offre de la télé exemplaire

4.5
Notre critique

Une intrigue parfaite, logée dans les recoins sombres de l'esprit humain.

Visiblement, notre télévision québécoise n'a pas de limites et peut nous offrir du bon dans tous les genres. La nouvelle série de CRAVE, In Memoriam, nous le prouve encore une fois, en arrivant comme une bouffée d'air frais enveloppée d'une aura sordide. Vous serez emportés par cette histoire sinistre, sur fond de mystère, dans laquelle une chasse aux millions se transforme en véritable cauchemar éveillé. Une télé exemplaire et franchement captivante!

Dans celle-ci, quatre frères et soeurs apprennent le décès de leur père, un homme riche et influent dans sa communauté, avec lequel ils n'entretenaient plus de lien depuis des années. Celui-ci s'est toujours montré cruel à leur égard, ce qui a mené au suicide de la mère. Hantée par des secrets et des souvenirs plus que douloureux, la fratrie devra se réunir pour la lecture du testament, qui se fait au manoir familial. C'est là que les enfants apprendront que pour hériter de la fortune colossale de leur père, ils devront prendre part à une série d'épreuves qui pourrait s'avérer franchement douloureuse. Réussiront-ils à toucher au magot ou s'entredéchireront-ils avant d'y arriver? Même mort, Paul-Émile de Léry contrôle toujours le jeu sordide...

Voilà une prémisse pour le moins intrigante, qui se décline en huit épisodes à ne pas manquer. Cette création glauque, qui s'impose comme de la télévision extraordinaire, sort tout droit de l'imagination féconde des auteurs Pierre-Marc Drouin et Pascale Renaud-Hébert (avec la participation de Jean-Philippe Baril Guérard). Ceux-ci signent un scénario franchement déroutant, qui promet de vous tenir en haleine du début à la fin. C'est du moins ce que nous pouvons vous promettre après avoir visionné les deux premiers épisodes! Entre les Succession, Squid Game et le film Get Out, la trame narrative de la série In Memoriam nous place dans un état de fébrilité soutenue, alors que nous assistons à un crescendo sadique dans les épreuves proposées aux protagonistes.

Devant la caméra, une distribution toute étoile se démène pour nous offrir les frissons nécessaires. Éric Bruneau, Évelyne Brochu, Jean-Simon Leduc et Catherine Brunet forment la fratrie qui devra affronter, encore une fois, l'esprit tordu du père joué en flashbacks par l'inébranlable Bruno Marcil. À ceux-ci s'ajoute la talentueuse Nour Belkhiria, dans la peau d'une future mère dont la présence est plus que mystérieuse et Thomas Antony Olajide, avec un personnage apaisant dont le passé est marqué par un drame. Enfin, Mani Soleymanlou, Martin Drainville, Catherine Bérubé, Robin L'Houmeau, Emmanuelle Gagné Néron, Aksel Leblanc, Victoria Bouchard et Léo Mai complètent l'irréprochable distribution, qui évolue sur deux époques.

Ils vous présentent la série dans la vidéo ci-dessous.

Derrière la caméra, les réalisateurs Marie-Claude Blouin et Félix Tétreault, derrière le succès Chouchou, magnifient l'intrigue en l'enténébrant et en multipliant les huis clos et les plans rapprochés qui décuplent l'effet anxiogène des scènes. Ils ajoutent aussi un aspect luxueux à la production, tournée dans un manoir ayant appartenu à une grande star d'ici.

Cette série arrive à point nommé sur CRAVE, alors que les productions prennent leur pause estivale, laissant ainsi moins de choix aux télévores. In Memoriam, si elle réussit à maintenir le suspense qu'elle a installé dans les premiers épisodes, pourrait bien être le nouvel objet digne de louanges. Nous sommes impatients de découvrir la suite de cette intrigue parfaite, logée dans les recoins les plus sombres de l'esprit humain. Un jeu tordu, mais franchement irrésistible!

Voyez la bande-annonce ci-dessus et des images plus bas.

Les deux premiers épisodes sont disponibles sur Crave dès ce jeudi 28 mars. Par la suite, un nouvel épisode s’ajoutera sur la plateforme chaque jeudi.