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Suite à l’annonce de Vidéotron et de Shaw de cesser leurs contributions au Fonds canadien de télévision (FCT), le milieu québécois de la production télévisuelle exhorte le gouvernement fédéral à agir immédiatement pour assurer le maintien de ce fonds essentiel. Dans une lettre conjointe adressée au premier ministre et à la ministre du Patrimoine canadien, les signataires ont sonné l’alarme d’une crise majeure pour l’industrie et du risque d’un recul important au plan culturel pour le public d’ici. L'Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ) a fait part de son initiative aux médias par voie de communiqué.
«Il est primordial que le CRTC reçoive l’appui inconditionnel du gouvernement pour exercer ses pleins pouvoirs afin de faire respecter l’obligation de contribution au contenu canadien des entreprises de distribution de radiodiffusion», soutient Claire Samson, la présidente directrice générale de l’APFTQ, dans le communiqué. «Le brutal retrait de ces contributions menace directement la production d’émissions en cours et à venir durant la prochaine année et nous sommes très inquiets car des milliers d’emplois sont en jeu, des centaines d’heures d’émissions canadiennes sont compromises et plusieurs entreprises déjà fragiles risquent de ferme», a-t-elle ajouté.
L’apport du FCT à une télévision canadienne de qualité dont profite l’ensemble de la population du pays a été largement démontré jusqu’ici, d’après l’APFTQ. Selon des données fournies par l'Association, le FCT a permis en 2005-06 seulement, par sa contribution de près de 250M$, la réalisation d’un volume de production de 817M$, soit près de 2 300 heures de programmation nouvelle et la création de 21 300 emplois directs et indirects.
Selon le milieu de la production, il est inacceptable que deux entreprises privées de câblodistribution prennent en otage cette industrie alors que leur contribution au système de radiodiffusion fait partie des conditions mêmes de leur permis d’exercice, et alors que le contenu canadien contribue largement à leur rentabilité.
Les signataires de cette lettre sont l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ), l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ), la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC), l’Union des artistes (Uda) ainsi que l’Alliance des techniciens de l’image et du son (AQTIS).


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