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Jadis charmés par les effluves de la liberté pour ensuite aspirer à un bonheur plus tangible, nos quatre «Invincibles» finiront indubitablement par rejoindre les rangs d’une certaine conformité.
Dans ce troisième et dernier chapitre d’une série déjà cultissime, les auteurs François Létourneau et Jean-François Rivard ont voulu une dernière fois s’amuser à tracer le destin peu commun de leurs quatre super-héros. Et c’est en les plongeant dans une réalité plus conventionnelle, que s’amorcera la «révolution tranquille» de ces incorrigibles adolescents attardés.
Le premier épisode de cette troisième saison (en ondes dès le 14 janvier prochain) débute deux ans après la fin du rallye du bonheur instauré par le bonasse Carlos. Nos quatre gaillards semblent s’être définitivement assagis, la perspective d’une vie tranquille à deux ne semblent plus les effrayer outre-mesure.
Alors qu’une grande fête se prépare en coulisses, P-A le piètre psychologue(François Létourneau), Carlos le docile (Pierre-François Legendre), Steve l’ambigu sexuel (Patrice Robitaille) et Rémi l’éclopé (Rémi-Pierre Paquin) verront leur nouvelle «maturité» être solidement mise à l’épreuve.
Quant au deuxième épisode (en ondes le 21 janvier), il mettra en scène nos quatre lascars chassés de leur domicile respectif, par une coalition toute féminine constituées de leur quatre copines, dorénavant solidement liées d’amitié.
Se réfugiant tous chez Steve, la co-habitation sera des plus ardues. Ils seront également tous témoins de la nouvelle quête des filles, qui aspirent elles aussi au plaisir, tentant ainsi de prendre leurs hommes à leur propre piège.
Tournée à l’été 2007, la série reprend exactement là où elle nous avait laissés, même après un hiatus de presque deux ans. Le danger de voir les téléspectateurs avoir fait leur deuil des personnages était bel et bien réel, et un peu à la manière d’une trilogie au cinéma, le troisième volet se trouve souvent à être superflu et dépassé, l’effet de surprise et le charme des débuts n’étant plus au rendez-vous.
Après un premier épisode plutôt mollo, où les bases de la troisième saison sont inévitablement jetées, on prend réellement plaisir à (re)suivre les péripéties des «Invincibles» dès le générique du deuxième épisode. Les auteurs, encore en très bonne forme, retrouvent leurs marques et leurs repères, utilisant humour et plume finement aiguisée pour envoyer les personnages dans des situations souvent hilarantes, le tout servi avec le même doigté qui a servi à faire la renommée de la série.
Bref, revoir nos quatre super-héros des temps modernes nous fait le plus grand bien. Et c’est avec plaisir et tristesse que nous allons assister au dénouement de cette série qui fera époque.
LES INVINCIBLES, dès le mercredi 14 janvier à 21h, sur les ondes de Radio-Canada.


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