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Invité à «Tout le monde en parle» pour parler de son nouveau spectacle, Louis-José Houde a de nouveau dénoncé le peu de sérieux accordé à la revente illégale de billets.
«Pourquoi la revente de billets de spectacle, c’est correct, puis avec n’importe quoi d’autre c’est toléré? Si quelqu’un achetait plein d’iPhones et les revendait à un prix plus élevé, en une heure il se passerait quelque chose.»
L’humoriste estime que les «scalpers» entachent le respect qu’il porte au public. « Je pourrais les vendre à un prix, mais j’ai envie que les gens reviennent. » À payer le double du coût qu’il a fixé, les spectateurs pourraient vite estimer que son one man show n’en vaut pas le prix.«Pour une relation à long terme avec le public, ça ne marche pas.» Il se réjouit toutefois que l’Assemblée nationale ait entendu son message. Une loi devrait être adoptée dans les prochains mois afin de contrer cette pratique.
L’humoriste a tiré le titre de son nouveau spectacle, «Les heures verticales», du livre «Voyage au bout de la nuit» de Louis-Ferdinand Céline. «C’est un spectacle qui parle des choses difficiles qui arrivent dans la vie. (…) J’ai voulu prendre tous les thèmes difficiles et en rire.» L’affiche du spectacle est une photo de Louis-José Houde, à 5 ans, habillé avec son équipement de hockey. L’image le montre avec un air bougon, voire boudeur.«J’aime tellement le hockey, je ne peux pas avoir cette face-là !»
Louis-José Houde a animé fin octobre le gala de l’ADISQ. Quelques jours avant la date fatidique, il est allé dans le bois pour décompresser. « A moment donné, il y avait un geai bleu d’environ 30 livres. Je me suis mis à le suivre. À moment donné, je n’étais pas sur un terrain que je connaissais. Pendant une heure, je me suis dit que ça n’avait pas de bon sens que je ne sois pas à l’ADISQ parce que je m’étais perdu dans le bois!»
Jacques Duval
Le journaliste Jacques Duval a reçu la semaine dernière le prix Georges-Émile Lapalme, une haute distinction qui souligne sa contribution à la langue française.
Il a publié en 1967 le premier «Guide de l’auto», un livre «modeste qui avait seulement 160 pages». «À l’époque, on parlait de windshield, de dash… Dans le Guide l’auto, on utilisait les termes français et déjà , quelques années plus tard, les gens parlaient de plaquette de frein, de cardans…» Les autos, Jacques Duval les a toujours poussées à leurs limites. Il a déjà pris le champ avec plusieurs voitures. «C’était la faute de la Fiat!»
Il ne collabore plus au Guide de l’auto, dont il a vendu les droits. « Je regrette énormément. J’avais des problèmes de santé à l’époque. J’avais décidé de m’en débarrasser.»
Jacques Duval a toujours refusé que son opinion sur une voiture soit biaisée par «les beaux voyages» et les «gâteries». «Je suis le journaliste le moins invité. Plusieurs compagnies ne m’invitent plus puisque j’ai dû dire des choses qui ne leur ont pas plu…Ça ne me fait pas un pli sur la différence!»
Journaliste, reporter, animateur, DJ, il a commencé sa carrière à la radio. La semaine dernière, Michèle Richard avait déclaré que Duval avait accepté 20$ de la part de sa mère afin de faire jouer sa chanson.«Je pense qu’elle a une imagination très fertile», a-t-il rétorqué.
Jacques Duval a aussi déclaré qu’il avait failli perdre son permis de conduire. Au total, il a conduit plus de 2000 voitures.
Occupons Montréal / Occupons Québec
Deux représentants d’Occupons Montréal, Carminda Mac Lorin et Luc Lefebvre, et un représentant d’Occupons Québec, Mattieu Perron ont fait un appel à la population afin de les aider à gérer la présence des sans-abris.
Luc Lefebvre estime que le mouvement est bien organisé, mais qu’il y a un manque criant de ressources psychologiques. Le lieu où campent les indignés est rapidement devenu une place de choix pour les sans-abri, qui doivent quitter les refuges le matin venu. «S’il y a des gens qui ont les capacités pour nous aider, ce serait vraiment apprécié. (…) Il y a 1500 repas servis par jour. On leur parle, on ne les ignore pas.»
Qu’est-ce qui les indigne tant? Pour Matthieu Perron, c’est le droit à l’éducation qui le préoccupe. «Je suis indigné par la hausse des frais de scolarité. (…) Je suis aussi indigné par la collusion.» Pour Carminda Mac Lorin, doctorante en sciences humaines, c’est plutôt l’inégalité. «Le système ne donne pas l’égalité. Les gens ne sont pas égaux sur cette planète.»
Entrepreneur Web, fondateur du site QuébecLeaks, Luc Lefebvre déplore le fossé de plus en plus grand entre les riches et les pauvres. «La classe pauvre est en train de grossir, la classe moyenne se désagrège. Les gens sont plus capables de payer leur session, d’arriver à la fin du mois.»
Le mouvement se veut d’abord «une reprise de la place publique». La Ville de Montréal a interdit récemment la construction de cabanes en bois. Luc Lefebvre compte pourtant bien passer l’hiver au Square Victoria. «Il y a des principes fondamentaux au Canada. On a le droit à la vie et à la sécurité. On va suivre ces principes-là . On a droit d’être là toute l’année.»
David Testo
Le joueur de l’Impact de Montréal, David Testo, a affirmé publiquement la semaine dernière son homosexualité à une journaliste de Radio-Canada. «Il m’a semblé qu’il était naturel de révéler qui j’étais à l’extérieur du terrain (…) Plus de gens afficheront leur homosexualité, plus ça va envoyer un message que c’est normal.»
Depuis 10 ans, il mène de front une carrière d’athlète professionnel. «Le plus difficile était de ne pas être moi même. Le plus dur, c’était de ne jamais savoir qui savait.» Maintenant, si plus de gens peuvent parler plus librement de leur homosexualité, il estime qu’il aura atteint son but. «Je fais cela pour défendre la cause.»
Il est conscient que s’il est muté aux États-Unis par exemple, tout sera à refaire. «J’ai eu la chance de jouer dans des équipes très ouvertes d’esprit. J’ai joué pendant 10 ans, et je n’ai pas rencontré un homosexuel. C’est dire quel chemin il reste à faire.»
Corneille
Le chanteur Corneille a parlé du conflit qui l’oppose à sa maison de disques québécoise. Le litige, qui perdure depuis 2009, l’empêche de sortir son dernier album, «Les Inséparables», déjà paru en France. «Ils nuisent déjà à ma carrière au Québec.»
Son nouveau disque aborde la question de la paternité qu’il connait depuis peu. «Mon fils a pris mon ego et l’a décomposé bien comme il faut.»
Corneille a fui le Rwanda après l’assassinat en 1994 de ses parents et de sa famille. Cela lui a pris 12 ans avant de réussir à pleurer leur décès. «J’étais dans le déni.» Il a aussi déjà été abusé par sa tante dans sa jeunesse. « Un jeune garçon abusé par une femme, on en parle pas beaucoup. » Il a écrit une chanson sur le sujet, espérant que « le tabou se brise un peu».
Joanie Rochette
La patineuse artistique Joanie Rochette a présenté son DVD d’exercice qui vise à promouvoir l’exercice physique. «Ma mère est morte d’une crise cardiaque. (…) Elle voulait faire de l’exercice, mais elle ne savait pas par où commencer.» Elle espère amener les gens, surtout les femmes, à bouger.
L’entrevue a rapidement dérivé sur la mort de sa mère aux Jeux olympiques de Vancouver à l’hiver 2010. «Ma vie personnelle et ma vie professionnelle se sont confondues. Ce qui a été le plus difficile, c’est ensuite de voir la pitié dans le regard des autres. (…) J’aurais aimé que les deux soient séparés. J’aurais aimé vivre le deuil de ma mère dans mon coin et fêter ma médaille avec les autres athlètes. »
Elle ne sait pas encore si elle sera des prochains Jeux olympiques. «Je vais évaluer la compétition et je vais voir où je me situe.»
Guy Nantel
L’humoriste Guy Nantel estime que son humour est souvent pris au premier degré. Un de ses sketchs a même été repris sur le site de Jean-Marie Le Pen! «Des fois, il y a des gens qui ne comprennent rien à rien.»
L’humoriste a répondu à une critique d’Hugo Dumas de La Presse qui disait qu’il était un bon humoriste, mais pas aussi «sucré» que Louis-José Houde. «On est pas tous des Louis-José Houde! a-t-il lancé en tapant sur l’épaule du principal concerné. Ce gars-là est parfait.»
Son spectacle, «La réforme Nantel», propose un humour à saveur politique. Il a d’ailleurs fait une vidéo avec Mike Ward et Jean-François Mercier qui tourne en dérision la commission d’enquête sur la collusion et la corruption dans l’industrie de la construction. «Le gouvernement qu’on a présentement marche à reculons. Je pense qu’il faut qu’il y ait de vraies réformes en politique.»


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