Ce dimanche, à «Tout le monde en parle», le commentateur Alain Goldberg s'est excusé pour ses propos tenus en ondes lors des Olympiques. Il avait notamment dit que le patineur américain Johnny Weir n'était pas un bon exemple sur la jeunesse.
Alain Goldberg
À la télé, lors des Jeux de Vancouver, le chroniqueur Alain Goldberg a tenu des propos controversés, qualifiés d'homophobes, à l'égard du patineur américain Johnny Weir. Il avait notamment traité le jeune homme de mauvais exemple.
Il dit regretter certaines paroles mais en «confirme» d'autres. Il a raconté avoir été lui-même traité de «tapette» lorsqu'il patinait. Il ne souhaite pas que le patinage soit mis à l'index et caricaturé. Weir viendrait renforcer les stéréotypes, croit Goldberg. Les jeunes, gays ou hétérosexuels, devraient vouloir faire du patinage sans craindre d'être caricaturés, dit-il.
Goldberg s'est tout de même excusé pour les propos. Il s'agit d'un dérapage verbal inadmissible, selon lui. Il s'est aussi excusé auprès des homosexuels.
Goldberg tenait à faire un son mea culpa en son propre nom. Au départ, le consortium des diffuseurs ne voulait pas pour ne pas ajouter de l'huile sur le feu. Il était restreint au silence. Le commentateur a donc dû se taire et attendre sa présence à «Tout le monde en parle» pour s'exprimer. Il a aussi entrepris des démarches pour s'excuser personnellement auprès de Weir.
Les costumes devraient être codifiés pour éviter toute polémique, pense-t-il finalement.
L'animateur Guy A. Lepage est revenu sur la performance de Joannie Rochette. Goldberg croyait qu'elle avait la force morale nécessaire pour réussir. Elle représente ce qu'est le sport: des gens courageux et valeureux. Elle était donc un excellent porte-drapeau.
Les athlètes olympiques à l'honneur
Premiers invités de l'émission, les patineurs olympiques Charles Hamelin (double médaillé d'or) et Marianne St-Gelais (double médaillée d'argent) sont revenus sur leurs récents succès à Vancouver.
Selon Charles, les athlètes canadiens faisaient face à une certaine pression mais ont tout de même réussi à obtenir plus de médailles qu'aux Jeux de Turin.
Sur le plateau, le jeune homme a dit que Marianne était la femme de sa vie. Il l'a rencontrée il y a trois ans lors d'une compétition et compte la demander en mariage un jour.
À la fin de l'entrevue formelle, on a eu droit à un jeu de type «Coup de foudre» mettant en vedette les deux athlètes et amoureux, un moment qui s'est étiré en longueur.
Le planchiste Jasey-Jay Anderson a remporté l'or à Vancouver. «Je l'ai baisé… Je lui ai donné un bec», a-t-il dit au sujet de sa médaille.
Les conditions étaient très difficiles en compétition. La brume nuisait à la visibilité, a-t-il raconté. Son équipement lui a permis de gagner, dit-il. Une plaque placée sur le snow-board améliore la friction.
Jasey-Jay est rentré à Montréal dans le même avion que Joannie Rochette. Lorsque Lepage lui a demandé de se prononcer sur le drame vécu par la jeune femme, il est devenu très ému. Il a demandé au Foi du roi Dany Turcotte se finir sa phrase pour lui. Le planchiste a fondu en larmes.
Steeve Gauthier et Dr Alain Vadeboncoeur
L'infirmier Steeve Gauthier est venu dénoncer les mauvaises conditions de travail de ses collègues. «On a l'impression d'être tous seuls», dit-il. Après 15 heures de travail, il ne faut pas croire que les infirmiers et infirmières aient la même vigilance.
Il n'y a pas assez d'étudiants pour assurer une relève suffisante. Un croupier ou un commis de la SAQ gagnent plus qu'un infirmier débutant, affirme M. Gauthier.
Alain Vadeboncoeur a quant à lui dénoncé la situation difficile dans les salles d'urgence. On a un bon système de santé mais parfois ça va mal, dit-il tout de même.
Un hôpital c'est une grosse boîte, c'est difficile d'apporter des changements, reconnaît le médecin. Il est toutefois possible d'améliorer la situation.
M. Gauthier croit que les luttes syndicales n'ont pas eu les résultats escomptés. Le mouvement a plutôt perdu des plumes. Le gouvernement du Québec a plutôt pénalisé les infirmiers, affirme-t-il.
Face à l’exode massif de leurs collègues et au manque d’action concrète du gouvernement, ils souhaitent un virage ambulatoire imminent.
Aussi au menu
Joe Bocan avait choisi de mettre sa carrière en veilleuse pour se consacrer à sa famille. Elle bosse actuellement sur un album. Elle aimerait en avoir terminé les maquettes au printemps. À un certain moment, a-t-elle raconté, elle croyait que les gens parlaient davantage de ses tenues que des ses chansons à caractère engagée. Sous le nom de la Comtesse d'Harmonia, elle chante également pour les enfants. Le prochain disque sortira toutefois sous le nom de Joe Bocan.
L'auteur Georges-Hébert Germain publie un nouveau roman intitulé «La fureur et l'enchantement», dont l'action se déroule à l'époque des Patriotes. Pour lui, c'est un moment charnière et l'un des plus importants de l'histoire du Canada.
L'écrivain a déjà été critique. Sur le plateau, il s'est excusé auprès de Joe Bocan, qu'il avait descendue en début de carrière. Il a cependant avoué qu'il n'était pas un très bon critique. Il est l'époux de la relationniste Francine Chaloult… Après un spectacle, il rentrait chez lui pour y trouver des artistes qu'il venait de démolir qui faisaient la fête! Le journaliste se retrouvait alors dans des situations délicates.
Puisque que M. Germain est biographe, Lepage lui a demandé de livrer ses commentaires sur certaines personnalités. «On peut à la fois être un bon administrateur et un clown», a dit l'auteur au sujet du maire de Québec Régis Labeaume.
On a alors constaté que Marianne St-Gelais et son copain manquaient de culture générale. Ils ne connaissaient ni l'élu ni Pierre-Karl Péladeau, sur qui l'écrivain s'est aussi prononcé.
Dre Nadia Gagnier, psychologue et figure bien présente dans les médias, expose des situations familiales problématiques afin de guider les parents.
Selon Lepage, il semble y avoir plus de «bobos» et plus de problèmes chez les enfants que dans le passé. «Il y a plus de stress pour tout le monde», a-t-elle répondu. Les parents sont également mieux informés et identifient plus facilement certains problèmes, d'ajouter la psychologue. De plus, le désir de performance des parents peut parfois jouer un rôle, dit-elle. Certains petits ressentent de l'anxiété liée à la performance.





















