- Outils
- Commentez (0)
- Envoyer à un ami
- Imprimer
La sixième saison de «Tout le monde en parle» s'est amorcée ce dimanche à Radio-Canada. Ingrid Betancourt, à la fois forte et fragile, comptait parmi les invités de l'émission. Jacques Demers, Diane Dufresne et Marc-André Grondin étaient aussi de la partie.
Ingrid Betancourt fut prisonnière des Forces Armées Révolutionnaires colombiennes pendant six ans et demie. Elle avait été kidnappée alors qu'elle était candidate à la présidence de la Colombie. Elle fut libérée il y a 14 mois. Enfin libre, elle ne se sent pas menacée mais plutôt «en état d'alerte pour ne pas perdre d'autres libertés qui (lui) semble fondamentales.»
Captive, elle avait tenté de s'échapper à cinq reprises. Elle garde toujours des séquelles de son épreuve. Lorsqu'elle s'évadait et qu'elle était reprise, «c'était un cauchemar (…). Il y avait une punition. C'était très dur.» Elle a depuis pardonné à ses geôliers pour se libérer d'un poids et suivre les enseignements de Jésus.
Son père est mort au début de sa captivité. Elle est en presque contente. Elle croit que cela a évité à l'homme bien des souffrances. Elle a finalement appris qu'il était décédé en lisant une page de journal qui avait servi à emballer des légumes.
Pendant longtemps, elle a avoué avoir longtemps espéré la mort, qui aurait été une libération pour elle et sa famille.
Elle a finalement retrouvé sa liberté en juillet 2008. Elle a alors pris le chemin de la France, une décision qui n'a pas fait l'unanimité chez les Colombiens. «Je dois tout à la France», a-t-elle répliqué.
Sa directrice de campagne Clara Rojas, qui a depuis écrit un livre sur ses épreuves, avait également été enlevée avec elle. Leur amitié n'a pas survécu au drame.
Malgré tout, Mme Betancourt a le goût de refaire de la politique. Elle aimerait à nouveau se présenter à la présidence colombienne. Elle faisait campagne en faisant la promotion de la lutte à la corruption. Son malheur lui a davantage ouvert les yeux sur le besoin combattre ce fléau.
Lors de sa participation à l'émission, Ingrid Betancourt semblait parfois bouleversée. À un certain moment, elle s'est mise à trembler de froid. Elle avait l'air fragile même si elle a fait preuve d'un grand courage devant l'adversité.
Jacques Demers
L'ancien entraîneur Jacques Demers, qui a déjà fait part de son analphabétisme, a été nommé sénateur par Stephen Harper en août dernier. Il dit avoir été surpris de sa nomination. «Il y a des gens qui ont leurs doutes, c'est normal», a-t-il dit en faisant aussi allusion à ceux qui ont déjà douté de ses aptitudes à coacher au hockey ou à devenir commentateur à la télé.
Harper a-t-il voulu manipuler Demers et détourner l'attention du public de ses nominations partisanes Il ne croit pas avoir été manipulé sauf que Demers est consciente que le premier ministre veut augmenter sa cote de popularité au Québec.
Demers affime qu'il fera tout qu'il pourra pour représenter les analphabètes, les enfants abusés, les femmes battues et les pauvres. «Je ne veux pas m'embarquer dans des situations pour faire rire de moi (…). Je ne voterai pas pour des situations que je ne comprends pas», dit Demers. Il compte faire ses devoirs et ne être sénateur que par apparat.
Ses capacités de lecture se sont également bien améliorées au fil des ans, a-t-il tenu à préciser sur le plateau.
Demers occupera toujours ses fonctions de commentateur sportif tout en siégeant au sénat. L'an prochain, il ne reviendra d'ailleurs pas à RDS. Son contrat sera arrivé à terme.
Aux questions en rafale de l'animateur Guy A. Lepage, il s'est dit pour le mariage gay.
Quant à la peine de mort, il faudra qu'il connaisse tous les enjeux si jamais il devait se prononcer sur ce sujet en particulier. Il ne peut répondre par la négative ou l'affirmative.
En ce qui a trait à l'avortement, il s'est dit catholique. Il a cependant évité de répondre à la question en disant qu'il devait approfondir ses connaissances sur ce dossier avant de pouvoir se prononcer.
Aussi au menu
La première invitée du talk-show fut Diane Dufresne. Lepage est revenu sur sa carrière de chanteuse. Son deuxième métier d'artiste peintre est aussi revenu sur la table. Elle a longtemps travaillé avec Luc Plamondon et François Cousineau. «J'aurais voulu être un artiste, c'est Luc», dit-elle. Il souffrait supposément du fait qu'elle soit une star, a-t-elle affirmé. Elle a ensuite décidé de couper les ponts avec Plamondon, allant même jusqu'à lui interdire l'accès à sa loge. Les deux se sont depuis reparlés.
D'entrée de jeu, Marc Labrèche a avoué à Diane Dufresne que la chanteuse «avait contribué à son essor», à l'éveil de sa sexualité, lorsqu'il était jeune. Son émission «3600 secondes d'extase», ses tentatives de percer en France et son travail à «Toupie et Binou» ont été abordés par Lepage. Labrèche est la voix de Toupie! Il est aussi la voix de Krusty dans la version québécoise des «Simpson», rappelons-le!
Évelyne Audet, l'une des animatrices de la controversée «Call-TV», a raconté que même si «tout le monde riait» de son émission, plusieurs tentaient d'y participer. Une quarantaine de versions du programme existent à travers le monde. Elles sont toutes produites en Autriche. Si le jeu revient en ondes au Québec, Évelyne ne sera plus de la partie. Elle veut passer à autre chose.
Marc-André Grondin joue dans le thriller psychologique «5150 rue des Ormes» d'Éric Tessier. Après «C.R.A.Z.Y.», le jeune homme n'a pas tourné pendant un an et demi. «Je n'ai juste pas été chanceux», dit-il. Pour vivre, il a donc travaillé sur des plateaux, derrière la caméra. Il a ensuite bossé dans l'Hexagone. «Il avait le choix de ne pas travailler et tourner un téléfilm en France», dit-il. Ce n'est pas un choix. Il veut tout simplement faire son métier.
Ariane Moffatt avait donné le coup d'envoi à l'émission en interprétant «Réverbère» avec ses musiciens. Elle est ensuite revenue sur le plateau comme invitée. Lepage lui a évidemment parlé de ses récents succès en France, dont l'obtention du Prix de la Fondation Diane & Lucien Barrière.
L'acteur français Fabrice Luchini présente actuellement son one-man show au Québec. Il a d'ailleurs parlé de son amour pour les Québécois et le Québec.
«Assis-toi sur ma bite, et causons» est une phrase de Jean Genet sur laquelle Luchini a déblatéré lors de l'émission! En spectacle, il la fait répéter à son public. Le sexe était d'ailleurs son sujet de prédilection ce dimanche. L'homme en a même profité pour flirter avec Évelyne Audet et Ariane Moffatt!


Showbizz.net