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Ce dimanche, «Tout le monde en parle» était de retour sur les ondes de Radio-Canada après une absence d'un mois et demi. Jean-François Mercier est évidemment venu parler du dernier «Bye Bye». Il s'est défendu d'être raciste et est revenu sur la nécessité de prendre des risques à Radio-Canada. Richard Martineau, très agité, Karine Vanasse et Denis Villeneuve faisaient aussi partie des invités.
Le Bye Bye
Suite à la diffusion du dernier «Bye Bye», Jean-François Mercier s'est attiré les foudres. On l'a notamment accusé d'être raciste. Notons que Véronique Cloutier et Louis Morissette ont refusé de venir sur le plateau de «Tout le monde en parle» en disant que tout avait été dit et que la poussière retombait.
Mercier est quant à lui revenu sur certaines statistiques selon lesquelles 51% du public avait aimé l'émission. Malgré un constat d'échec, le «Bye Bye» fut très populaire avec 4,5 millions de cotes d'écoute.
Mercier est encore touché par les critiques et ressent encore le besoin de se défendre. Il a aussi vanté Radio-Canada, un diffuseur public qui permet de prendre des risques. «Un risque artistique, ça donne quelque chose comme « Les Bougon »Â», lance-t-il. Il avoue toutefois s'être «planté» au «Bye Bye», notamment en faisant un sketch sur Nathalie Simard.
Richard Martineau, un autre invité de l'émission, lui coupait constamment la parole en disant notamment qu'on ne peut faire de blague sur la chanteuse. Mercier lui a gentiment rappelé de lui laisser la parole.
L'animateur Guy A. Lepage est revenu sur ce sketch controversé sur Barack Obama. Mercier s'est fait accuser de raciste. «C'est l'affaire que je trouve la plus difficile», dit l'humoriste. Lorsqu'il voyait un Noir, il avait le goût d'aller le voir et lui dire qu'il n'était pas raciste.
Mercier croit finalement que la controverse aidera à la vente de billets pour ses spectacles. Toutefois, certains diffuseurs pourraient refuser de le présenter. En bout de ligne, ça ne lui donnera pas plus, lance-t-il!
Le lock-out au Journal de Montréal
Raynald Leblanc est le porte-parole des employés en lock-out du Journal de Montréal. Pour lui, cette mise en lock-out est une façon pour Quebecor de ne pas négocier. Il qualifie la stratégie de son employeur de «terrorisme».
Lepage lui a parlé des conditions de travail des employés, dont le salaire moyen serait de plus de 80 000$. Il s'agit de l'échelle salariale maximale, a répliqué Leblanc. Les travailleurs sont loin de tous gagner cette somme.
Le Journal de Montréal irait bien. Il ferait de l'argent. Leblanc ne comprend pas le désir de l'employeur de faire des compressions.
La convergence et le travail multi-plateformes sont aussi revenus sur la table.
Richard Martineau, entre autre chroniqueur au Journal de Montréal, continue à écrire pour le quotidien. Le syndicat avait demandé aux collaborateurs extérieurs de cesser d'y collaborer pendant le lock-out. Martineau fait partie de ceux qui ont décidé de continuer à y prêter leurs plumes. Il désirait au départ de ne pas accorder d'entrevue. Par respect pour les lecteurs et les journalistes du Journal de Montréal, il a finalement tenu à s'exprimer.
Selon Leblanc, les chroniqueurs qui restent étirent le conflit. Il y a au total 80 chroniqueurs, indique-t-il. «(L'employeur) ne vous engage pas parce que c'est bon ce que vous faites, c'est parce que ça coûte moins cher», a lancé Leblanc à Martineau en parlant des chroniqueurs du journal de façon globale. D'autant plus que le tarif des chroniques aurait baissé de façon significative au fil des ans.
Martineau affirme de son côté vouloir rester pigiste et refuser la protection d'un syndicat. Il préfère garder sa liberté. Sur le plateau, l'homme était plutôt agité et ne répondait pas toujours aux questions qui lui étaient posées.
Une discussion entre Martineau et Leblanc au sujet de l'indépendance journalistique a ensuite suivi. Leblanc a toutefois avoué ne pas lire les chroniques de Martineau même s'il lit «le reste».
En s'emportant, Martineau a lancé à Leblanc «si le Journal, c'est de la merde, démissionnez!». Le chroniqueur s'est ensuite demandé pourquoi Lepage avait décidé d'inviter la partie syndicale et non un représentant de l'employeur. L'animateur a répliqué qu'il avait le droit d'inviter qui il voulait.
Martineau est aussi revenu sur le prétendu acharnement du Journal de Montréal à l'égard de Radio-Canada. Pour lui, la Société d'État est un organisme public comme les autres.
Le chroniqueur s'est également défendu d'être un «scab», un briseur de grève. Martineau a beau avoir une chronique, il refuserait de faire des reportages et des entrevues, a-t-il dit.
Polytechnique
La comédienne Karine Vanasse et le cinéaste Denis Villeneuve sont venus défendre le film «Polytechnique», inspiré des tristes événements survenus à l'école Polytechnique de Montréal le 6 décembre 1989. Quatorze femmes avaient été assassinées.
Lepage a tout d'abord été bouleversé après avoir visionné le long-métrage, a-t-il dit. Il avait l'impression d'avoir accès à des images inédites du véritable drame. Il a ensuite remercié ses invités. C'est une façon de se souvenir du drame, selon lui. Vanasse et Villeneuve abondent dans le même sens. Selon la comédienne avant de voir «Polytechnique», on peut évidemment se poser des questions. Les réponses viendront cependant plus tard.
Le film comporte son lot de scènes dures. À l'écran, le réalisateur croit cependant n'avoir montré qu'une infime partie de la violence comparé à ce qui se serait passé dans la vraie vie, a-t-il indiqué.
Aussi à l'émission
Patrick Huard était le premier invité de la soirée. On le verra dans le film «Cadavres» d'Érik Canuel et comme professeur à «Star Académie». Il joue également dans l'émission «Taxi 0-22». «Ça revient-tu « Bon Cock, Bad Cock »Â», a demandé le Fou du roi Dany Turcotte à Huard «Ça, c'est dans ton club vidéo a toi. Je l'ai pas vu celui-là », a-t-il répondu! Turcotte voulait évidemment parler de «Bon Cop, Bad Cop» mais en faisant un mauvais jeu de mot. Lepage a tracé un parallèle entre Rogatien, personnage homophobe et raciste de Huard dans «Taxi 0-22», et le dernier «Bye». Selon Huard, qui dit ne pas avoir vu le spécial de fin d'année controversé, le chauffeur de taxi essaie de s'ouvrir l'esprit mais reste «poigné dans ses affaires». Le public est cependant témoin de l'humanité du personnage, ajoute-t-il.
La journaliste de La Presse Christiane Desjardins est venue parler de cette cause impliquant l'ex-conjointe d'un milliardaire québécois qui désire que sa pension alimentaire déjà généreuse soit augmentée. Rappelons que Me Anne France Goldberg, l'avocate de l’ex-compagne, devait participer à l'émission. La juge s'est finalement opposée à la présence de Me Goldberg au programme. Selon la journaliste, le vrai débat dans cette affaire, c'est de savoir si tu es considéré comme marié après avoir vécu pendant quelques années avec quelqu'un même si les sommes en jeu sont indécentes. Mme Desjardins n'a cependant ajouté rien de neuf pour aider le public à mieux comprendre l'histoire.
Mara Tremblay a fait la promotion de «Tu m'intimides», son nouveau disque. L'animateur a aussi abordé la dernière rencontre de l'artiste avec Dédé Fortin des Colocs. Elle avait déjà fait partie du groupe. Il lui avait parlé de la façon dont il allait s'y prendre pour s'enlever la vie. Après les funérailles du musicien, elle a réellement pris connaissance de la portée des propos de Fortin.
Le chorégraphe Dave St-Pierre devait aussi participer à l'émission mais s'est désisté. Il est atteint de fibrose kystique et ne se sentait pas bien.


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