5 octobre 2008 - 22:26 Nouvelles Télévision

«Tout le monde en parle»: Julie Couillard en vedette

par Showbizz.net


Julie Couillard était l'invitée-vedette de «Tout le monde en parle» ce dimanche. L'animateur Guy A. Lepage est notamment revenu sur certaines rumeurs voulant qu'elle ait été danseuse nue ou proxénète, ce qu'elle a nié. Avec d'autres invités comme Janette Bertrand, Stéphan Bureau et le chroniqueur économique René Vézina, l'émission était fort chargée.

Julie Couillard

Julie Couillard était la première invitée de l'émission pour y faire la promotion de son livre «Mon histoire». «Vous avez changé de styliste», a lancé le fou du roi Dany Turcotte en faisant allusion à l'allure conservatrice de la femme lorsqu'elle est arrivée sur le plateau!

Guy A. Lepage a amorcé les échanges en parlant de la relation de Mme Couillard avec Maxime Bernier. Le ministre lui avait demandée de s'engager et devenir sa copine pour au moins un an. Était-elle une espèce d'escorte Elle a répondu par la négative en ajoutant que la manière dont Bernier l'avait présentée n'était pas très romantique. Il ne pouvait se permettre de changer de copine à tous les mois, a-t-elle dit, tout simplement. «Dans mon cœur, nous avions une chance d'être heureux ensemble», a-t-elle affirmé.

Cette fameuse robe au décolleté plongeant lui a valu la réputation de traînée. Comment se fait-elle que cette robe qui faisait la une des journaux en août 2007, lors d'un remaniement ministériel, n'avait pas fait scandale à l'époque, s'est questionnée Mme Couillard Ce n'est qu'en mai 2008 que la robe a fait jaser, a-t-elle ajouté.

Mme Couillard s'est aussi défendue d'avoir été une proxénète qui aurait forcé des immigrantes de se prostituer ou une danseuse nue. Elle a été brièvement serveuse dans un bar de danseuses mais «ça ne fait pas de moi une tenancière de bordel». Elle a dit que la CBC avait d'ailleurs enquêté sur ce sujet.

«Si Maxime Bernier n'aurait pas eu l'incompétence et l'agissement (sic) aussi désinvolte de laisser traîner ses documents chez moi, je ne serais pas enquêtée par la GRC», a-t-elle lancé dans son français laborieux. «C'était lui le ministre qui avait les responsabilités. Ce n'était pas à moi de me faire pelleter ça et d'avoir ça dans ma cour.»

Les liens de Mme Couillard avec des membres de groupes criminels ont aussi été soulevés. Elle a admis avoir fait des mauvais choix de vie. Elle aimait beaucoup Gilles Giguère, un informateur qui fut assassiné. Elle voulait sauver son âme, dit-elle. «C'est mon erreur. C'est une courte période de ma vie. Cela remonte à plus de dix ans», affirme-t-elle. À fréquenter ce genre d'hommes, avait-elle peur de mourir Avec Stéphane Sirois, non. Toutefois avec Giguère, elle éprouvait des craintes, avoue-t-elle.

Maxime Bernier dit n'avoir été au courant des liens de Mme Couillard qu'avant de remettre sa démission. On fréquente un policier et c'est sûr qu'il y a un petit background check, dit-elle. C'était impossible qu'il ne connaisse pas le passé de sa copine, croit-elle.

Lorsque des documents secrets se sont retrouvés chez elle, Bernier a ensuite nié leur existence au téléphone. Il voulait qu'elle en fasse de même lors de leur conversation. Elle a finalement remis ces documents à son avocat. Elle a ensuite refusé de participer à une enquête qui aurait été commandée par Bernier avant sa démission. Ce n'était pas une enquête indépendante, d'après Mme Couillard. Elle est contente que la GRC se soit ensuite mêlée de l'affaire car elle permettra de faire la lumière sur l'histoire, affirme-t-elle.

«Depuis le 7 mai, ma vie s'est arrêtée. Je ne travaille pas. Il n'y a pas beaucoup de compagnies qui cognent à ma porte», dit-elle. Elle n'a pas d'amoureux non plus. «Ce qui m'arrive est injuste. Je n'ai rien fait de mal. Je suis coupable d'avoir sorti avec un ministre», a-t-elle dit les larmes aux yeux.

Les autres

Janette Bertrand et sa fille Dominique Lajeunesse sont venues parler de leur combat contre le cancer du sein. En 2006, à quelques semaines d'intervalle, elles ont chacune appris qu'elles souffraient de la maladie. Mme Bertrand a longtemps gardé le silence sur son état. «Je suis une braillarde», dit-elle. En parler la faisait pleurer alors elle se taisait. Elle a également rappelé aux femmes l'importance de subir une mammographie annuelle.

Lepage est revenu sur le passage de Stéphan Bureau au Téléjournal de Radio-Canada. Ce dernier pensait que son expérience se passerait mieux. Avec les collègues, son arrivée en poste se déroulait assez bien. Sauf que le Téléjournal est une institution et Bernard Derome y avait été longtemps associé, dit-il. Les gens sont toutefois un peu réticents face à la nouveauté, a-t-il admis. Bureau s'est ensuite éclipsé de la télé pendant un certain. Il a déjà déclaré qu'à 40 ans, il était le plus jeune has-been de la télé québécoise. C'était une blague, a-t-il affirmé ce dimanche.

L'animatrice Geneviève Borne était sur place pour faire la promotion de l'exposition «Sympathy for the Devil», sur l'art et le rock, bientôt présentée au Musée d'art contemporain de Montréal. Lepage a parlé de l'ancien boulot de Mme Borne à MusiquePlus. Contrairement à ses collègues, elle était capable de faire des phrases complètes, a lancé l'animateur. «Je me suis toujours fait dire que j'étais la plus radio-canadienne des VJ, que j'étais sérieuse», a-t-elle répondu. Pour elle, ce n'est pas parce qu'on parle de musique pop qu'on ne doit pas avoir de rigueur. La mort subite, il y a sept mois de son conjoint, Michel Gendron, de Vega Musique, a aussi été abordée.

Le chroniqueur économique René Vézina a traité de la situation économique qui prévaut actuellement aux États-Unis. Il a voulu vulgariser cette crise des prêts hypothécaires qui affecte le pays. Au Canada, «nous sommes tous plus pauvres», dit-il. Nous sommes nous aussi affectés par la crise. Nos actions et nos fonds de retraite sont notamment touchés.

Le réalisateur Philippe Falardeau et le jeune acteur Antoine L'Écuyer, 11 ans, sont également venus parler de leur film «C’est pas moi, je le jure!», récemment récompensé au Atlantic Film Festival d'Halifax. Les compressions dans le domaine de la culture et la montréalisation de celle-ci sont aussi revenues sur la table.

L'humoriste et chroniqueur André Sauvé a quant à lui clos l'émission. Ce coloré personnage a dit avoir suivi un paquet de thérapies. Même un médium l'a trouvé «weird», a lancé le principal intéressé!



Authentifiez-vous pour commenter :



Cliquez ici pour vous enregistrer.



Suivez SHOWBIZZ





Concours

tous les concours


aussi dans notre famille