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Par Lia Lévesque.
Remstar s’est engagé à diffuser des nouvelles au réseau TQS, mais ce sans bulletins de nouvelles traditionnels. Il s’agirait de manchettes ou de nouvelles brèves réparties dans des émissions du matin ou du retour à la maison.
Remstar a ainsi répliqué, jeudi à Gatineau, aux demandes du CRTC et aux interventions qui ont été entendues par le conseil au cours de ses journées d’audience plus tôt ce mois-ci.
À Montréal et Québec, TQS diffuserait deux heures de nouvelles par semaine, mais ces manchettes et nouvelles seraient intégrées dans les émissions du matin et de retour à la maison.
À Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières, TQS prévoit que 50 minutes par semaine de nouvelles locales ou régionales seraient intégrées lorsque la station régionale décroche du réseau pour l’émission de retour à la maison.
Après avoir explicitement refusé que le CRTC fasse de la production de nouvelles une condition de licence de TQS – ce qui va au-delà d’un simple engagement que TQS était prêt à prendre – , Remstar et TQS ont demandé une pause. Ils en sont revenus en changeant de cap, s’engageant désormais à accepter que le CRTC en fasse une condition de licence de TQS.
« Si vous deviez exiger que ce soit une condition de licence, mon frère et moi serions prêts à l’accepter », a corrigé Maxime Rémillard.
Finances trop partielles
Remstar a également déposé une lettre démontrant sa capacité financière et le dépôt de 20 millions $ dans un compte bancaire, mais le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) s’en est montré insatisfait.
Le CRTC avait exigé un bilan financier plus exhaustif pour démontrer que Remstar avait les reins suffisamment solides pour se porter acquéreur de TQS, un bilan soit de Remstar Corporation, soit des frères Rémillard, les copropriétaires.
Le vice-président du CRTC, Michel Arpin, a fait connaître son impatience au coprésident et chef de la direction de Remstar Diffusion, Maxime Rémillard, affirmant qu’il ne se satisfaisait pas de ce qui avait été déposé. M. Arpin est revenu à la charge, exigeant l’un des deux bilans déjà demandés. « En bas de ça, pas de décision », a tranché le vice-président du CRTC.
Contenu canadien
Questionné par le conseiller Michel Morin sur le non-respect par TQS des règles quant au contenu canadien de la programmation, le vice-président et directeur général Serge Bellerose s’est engagé à corriger ces problèmes de codification et à respecter les règles de contenu canadien.
Ces règles imposent 60 pour cent de contenu canadien de jour et 50 pour cent le soir, ce que TQS ne respectait pas, selon les rapports remis au CRTC.
Remstar a aussi revendiqué l’instauration d’un crédit d’impôt pour compenser les dépenses de main-d’oeuvre encourues pour produire ces nouvelles, arguant que cela contribuerait à préserver des emplois.


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